Head Of The Charles 2013 Broadcast

Voici le lien pour suivre toutes les courses du WE ! 

http://www.hocr.org/the-regatta/live-webcast/

HOCR

Sur le site vous trouverez la carte du parcours, le broadcast est filmé depuis depuis le Cambridge Boat House, juste avant l’Eliot Bridge et l’arrivée. 

Nous courrons demain dimanche à 14h54 dans la catégorie « Men’s Championship Eights, avec le dossard n°6 ! 

 

Vidéo du Community Rowing

Voici notre base d’entrainement et d’embarquement pour la course de ce WE, sur les bords de la Charles River… « Lovely »

 

 

Head of the Charles 2013

Je suis en stage sur Paris jusqu’à mercredi pour la préparation de la tête de rivière de Boston. La Fédération engage deux nuits composé des meilleurs rameurs français en couple et en pointe. Je suis dans le huit « French Rowing » avec un fort accent de sud-Ouest puisque j’y retrouve Julien Bahain et Matthieu Androdias, mes partenaires de club, ainsi que Julien Desprès de Bayonne et Benjamin Lang  de Bordeaux.  Benoit Demey, Romain Delachaume et Valentin Onfroy  nous accompagnent dans cette aventure.

C’est ma première compétition internationale en pointe donc je prend des repères avec d’excellents rameurs et j’apprends beaucoup. Le voyage est sympa, Boston est une ville très agréable et le groupe vit bien, tout les voyants sont au vert pour une belle expérience et prendre du plaisir !

La course aura lieu dimanche 20 autour de 10h heure locale, je posterai des photos et vidéos sur mon fil twitter : @cberrest !

Petite photo bonus  : ce matin j’ai cassé mon portant !

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Champion de France 2013 !!

J’ai remporté ce WE mon 14ème titre de Champion de France avec l’Aviron Toulousain !

bourges ponton

J’étais engagé en quatre de couple, mon bateau de club préféré, avec Julien Bahain, Vincent Denis et Tamas Vargas. Vincent est un jeune espoir du club qui a un bon potentiel physique et Tamas est un rameur international hongrois, que nous avons rencontré dans le cadre du Team EDF et qui est venu à plusieurs reprises s’entrainer sur Toulouse. Le club alignait par ailleurs deuxième quatre de couple, un quatre barré et un double PL chez les hommes et un huit et un double PL chez les femmes.

Après une préparation perturbée par les crues de notre Garonne capricieuse, nous avons passé un bon WE à Bourges. Nous gagnons la série juste devant Villefranche (le seul club en dehors de l’Aviron Toulousain a avoir remporté le 4X depuis 2005, en 2007 et 2011) qui a attaqué jusqu’au bout, puis le tiers de finale devant Argenteuil en en gardant sous le pied pour la finale de l’après midi.

Bourges 2013 M4X

Comme disent nos amis des sports collectifs, un match ça se joue, mais une finale, ça se gagne ! Nous mettons la pointe devant dans les 500 premiers mètres grâce à notre puissance, puis nous creusons progressivement l’écart avec nos concurrents dans le 1000m du milieu. Nous rentrons dans le dernier 500 avec une marge confortable qui nous permet de résister au gros retour de Monaco et d’Argenteuil qui se bagarraient pour la deuxième place.  La finesse technique n’était peut-être pas notre point fort cette année (qui a dit “non plus” ?) mais vu notre niveau d’entrainement avec Julien après notre coupure, je suis déjà très content de passer la ligne en tête !

bourges podium

Les résultats du club sont excellents avec le 4+ (Anthony Perrot, Romain Bourdeu, Aymeric Fouquart et Matthieu Androdias, bar. Aline Cointrel) qui reporte également le titre, renouant avec la tradition puisque le club l’avait déjà gagné en 2003, 2005 et 2006… Rachel Jung et Marion Colard échouent brillamment à quelques centièmes du titre en 2XFPL et Jérôme Descazeaux et Maxime Bouvier terminent à la plus mauvaise place dans une finale relevée en 2XHPL.

Après un retour express sur Toulouse en début de soirée, je suis allé fêter les 20 ans du CPP, la classe prépa intégrée de l’Institut National Polytechnique où j’ai étudié dans mes jeunes années. Une excellente occasion de revoir tous les anciens, professeurs et autres capitaines de soirées. Les organisateurs avaient vu grand en louant pour la soirée le Stade Ernest Wallon, bien connu des amateurs de rugby. 10 ans après, rien n’a vraiment changé à part notre capacité de récupération !

De retour aux affaires !

Bonne année !

L’année 2013 commence de manière studieuse pour moi, avec un retour aux sources et à la douleur sur l’ergomètre. Après des petites vacances bien méritées – les premières en huit ans- et les traditionnelles agapes de fin d’année, je ressentais l’envie d’en baver à nouveau et de me remettre dans un mode de vie plus sain. Les entraineurs du Pôle France m’ont concocté un petit programme de remise en forme à base de sueur, de souffrance, de courbatures et d’acide lactique. Quelques heures d’ergomètre et de gainage, avant de reprendre le bateau au printemps.

Un mot de soutien bien évidemment à Julien et Patrick qui se sont lancés mardi dans une tentative de record de traversée de l’Atlantique à la rame, que vous pouvez suivre ici. Ils sont complètement barrés !

Un autre challenge de taille, celui du record du monde d’endurance à l’ergomètre auquel s’attaquent Thomas Busser et Romaric Cavard du 15 au 20 Janvier 2013, soit environ 110h consécutives sur la machine…de grands malades, mais pour la bonne cause, à suivre ici !

Sinon ma recherche d’emploi avance bien, j’aurai de bonnes nouvelles à vous annoncer d’ici la fin du mois. Je serai toulousain pour encore au moins quelques années !

à très vite  !

Conclusion Londres 2012


Londres 2012, c’est fini. Notre rêve de devenir champions olympiques s’est envolé lors du passage de la ligne en demi-finale ce 31 août. La désillusion est forte après quatre années de préparation et une constance au plus haut niveau mondial depuis 2007. Pas de raison claire à cet échec, pas d’excuses, mais pas de regrets non plus.

Nous avons mené notre projet, tracé notre route, emprunté des chemins de traverse et même débroussaillé certaines zones. Nous avons atteint des sommets émotionnels dans la joie et dans la douleur. Nous avons rencontré des gens extra-ordinaires et vécu pleinement notre passion. Nous avons créé et entretenu un engouement médiatique autour de notre sport qui en a bien besoin. Nous avons fédéré des partenaires publics et privés autour de nous. Nous y avons cru jusqu’au bout. 

Christine, Julien, merci.

Je suis fier de ce que nous avons accompli. J’ai toujours en moi cette passion. J’ai encore envie. Rio 2016.

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Les vidéos Bahain-Berrest : l’épisode 10 est en ligne !

Coupe du Monde 2010 : épisode 2 : Munich

Ou les retrouvailles d’un vieux couple !

Munich. J’adore ce bassin. J’y ai beaucoup de bons souvenirs, avec mes premières courses internationales en junior et la médaille d’argent aux Mondiaux de 2007, et c’est toujours un plaisir de revenir courir dans cette piscine géante. L’impression est ici encore plus forte que sur les autres bassins artificiels, puisque l’eau est translucide et que l’on en voit le fond. Pour l’anecdote, celui-ci est entretenu par d’énormes poissons noirs qui mangent les algues, et qui croisent sous les bateaux…

Pas le temps cependant de trop s’attarder sur ces considérations halieutiques,  nous sommes venus pour  défier chez eux les champions du Monde allemands. Le défi a tourné court puisqu’ils sont forfait pour blessure. Les estoniens, 3èmes des mondiaux 2009 sont aussi absents pour blessure. Pas grave, on se consolera avec les anglais, larges vainqueurs de la première étape de la Coupe du Monde en Slovénie il y a 3 semaines.

C’est presque une opération commando puisque nous ne sommes que 2 bateaux français à courir à Munich, avec Maxime Goisset, le fier skiffeur franc comtois, le reste de l’équipe étant resté à Aiguebelette pour travailler. Christine Gossé pour l’entrainement, l’encadrement et la logistique et Christophe L. le kinésithérapeute et appui logistique indispensable, complètent cette équipe de choc. Nous n’avons pas été gâtés par la météo puisque nous n’avons pas vu le soleil depuis notre départ de…Vaires sur Marne, où la météo était déjà loin de ses standards du mois de juin… Au menu : vent très fort de mercredi à vendredi, avec en plat principal de la pluie samedi et dimanche.

C’est donc de vraies retrouvailles en double avec Julien après un hiver plus axé sur le travail en skiff, avec toutefois un petit changement puisque nous avons inversé nos positions dans le bateau. Cela fait un petit moment que l’idée nous trottait en tête sans que nous n’ayons réellement le temps de travailler dans ce sens. C’est une prise de risque de se présenter sur une Coupe du Monde dans une composition inédite, mais la saison étant longue, c’est aussi le bon moment d’essayer des choses. Nous pourrons toujours retourner à l’ancienne formule si les sensations ne sont pas au rendez-vous.

La  préparation s’est bien passée, nous avons fait beaucoup de travail de vitesse pour caler les appuis ensembles et les chronos sont encourageants. Nous apprenons encore et toujours! Le passage du quatre ou double nous avait déjà surpris par tous les ajustements nécessaires  alors que nous ramions déjà ensembles depuis 4 ans, et il faut encore tout recommencer en changeant de place…sauf que nous avons de l’expérience et des repères en plus.

Après un « petit » road trip entre Paris et Munich mercredi, nous attaquons les courses vendredi contre un plateau relevé dans des conditions météo délicates.

Nous maitrisons la course jusqu’au 1500m, avec des sensations moyennes et une certaine assurance de nos capacités. Nous relâchons l’effort un peu tôt, et les Tchèques (d’anciennes connaissances du quatre de couple) en profitent et nous sautent sur la ligne pour 3 centièmes…en nous condamnant aux repêchages l’après midi ! C’est une désillusion de se faire avoir comme des jeunes et de devoir recourir dans la journée !

Le sort s’acharnant un peu plus, nous tombons dans le repêch’ contre les slovènes,  l’autre gros bateau piégé dans la matinée. Nous remettons les pendules à l’heure en maitrisant la course, jusqu’au bout cette fois. Finalement, nous faisons un meilleur parcours que le matin, avec une meilleure cohésion technique, et cette course nous remonte le moral.

Récit à suivre….

Nous serons cette semaine à Toulouse pour la préparation des Championnats de France Bateaux Longs où nous courons en quatre de couple avec Jérôme Descazeaux et Matthieu Androdias pour défendre notre titre au Creusot !

Coupe du Monde de Bled (Slovénie) en skiff

Je termine 10ème de cette première régate internationale de la saison. L’objectif était de se mesurer à la concurrence mondiale en faisant des parcours pleins pour progresser sur le plan individuel.

La préparation a été assez délicate pour moi puisque j’ai attrapé une grosse gastro samedi dernier qui m’a tenu écarté deux jours du bateau et allégé de 2,5kg au passage. Je n’ai donc pu refaire de travail spécifique de vitesse avant d’aborder la compétition, et je me posais pas mal de question sur mon état de forme.

Avec 27 engagés, le skiff était l’épreuve la plus fournie en participants. Les festivités ont commencé vendredi midi par une série assez relevée, où les trois premières places étaient qualificatives pour les quarts de finale. Quelques clients à la performance dans ma manche, avec Marcel Hacker l’allemand fantasque, médaillé olympique en 2000 en skiff, un canadien Champion Olympique en huit à Beijing, un chinois régulièrement en finale B, un serbe finaliste en double l’an dernier… La course passe assez vite, Hacker se détache et fait la course en tête. Je suis à la bagarre tout le long mais je n’arrive pas à créer un écart au train avec les autres concurrents. Je fais un gros enlevage pour venir mourir 4ème dans la même seconde que le 2ème et le 3ème.  Je serais finalement repêché au temps puisque notre série est allée plus vite que les autres et que j’ai le 4ème temps des séries.

5h plus tard, rebelotte en quart de finale avec Karonnen le suédois, un géant hollandais, un croate, un anglais et un autrichien. Je pars assez vite mais le suédois me laisse sur place dans le 2ème 500m, et je me bats toute la course avec le croate et le hollandais pour les trois places qualificatives. Tout s’est encore joué à l’enlevage, où le hollandais a doublé le suédois pour la première place, et  où je passe le croate dans les 5 derniers coups. C’était chaud mais je passe dans les 12 !

Un massage et bonne nuit de sommeil furent nécessaires pour récupérer de cette 1ère journée épuisante et se préparer à la demi-finale. Encore un tirage assez compliqué pour moi puisque je tombe contre Hacker, Karonen, Julien, le serbe et le canadien de la série. Pas le droit à l’erreur à ce niveau, et même en faisant un bon départ et en attaquant au 700m pour rester dans le peloton je me fais décrocher au train peu avant le 1000m.  Je sais que je ne reviendrai pas dans les places qualificatives et je déroule la 2ème moitié de course, ce qui explique les écarts assez importants à l’arrivée.

En finale B je retrouve mes camarades de série et de quart : le canadien, le serbe, le chinois , le hollandais et l’américain. Encore une course bien pleine ! Je pars fort, j’attaque au 750, relance au 1000m. Je suis dans la bagarre mais le bassin chahute de plus en plus, je n’arrive  pas à me relâcher pour attaquer et lancer mes 30 derniers coups d’enlevage qui auraient pu me permettre de finir 2ème derrière le canadien.

Nous étions 4 français engagés dans cette catégorie avec Julien Bahain, Pierre-Jean Peltier et Sigmund Verstaete. La hiérarchie nationale est respectée, puisque Julien réalise un parcours impressionnant en terminant 4ème, à un souffle des médailles, je prends la 10ème place et PJ et Sigmund terminent 3èmes et 4èmes de la finale D.

Mon bilan de cette Coupe du Monde est plutôt positif. Je suis heureux d’avoir pu me frotter aux meilleurs et mesurer le chemin qu’il me reste à parcourir pour disputer les médailles. Je ne sais pas dans quelle mesure la gastro m’a fatigué.

Nous allons maintenant remonter en double avec Julien pour la prochaine étape de la Coupe du Monde à Munich dans 15 jours. Le programme sera ensuite très chargé avec dans l’ordre : les France bateaux Longs, la Régate Royale d’Henley et la dernière étape de la Coupe du Monde à Lucerne en Suisse, en quatre semaines…

Merci à tous ceux qui m’ont envoyé des messages de soutien ! Vous pouvez aussi continuer à poser des questions sur Formspring : http://www.formspring.me/cberrest

Championnat d’Europe d’ergomètre – Kettwig Euro Open 2010 – Jour 1

Nous sommes arrivés en Allemagne hier, après quelques péripéties dans les transports parisiens. L’organisation fait bien les choses puisqu’un chauffeur nous attendait à l’aéroport et nous a emmenés faire un tour dans l’arène du THG, histoire de prendre nos repères, une bière et un sandwich avant d’aller à l’hôtel. Petit intermède gastronomique : le restaurant de l’hôtel est l’un des meilleurs de la ville, nous en avons profité pour flatter nos papilles et prendre de l’énergie avant le début des festivités.

Et quelles festivités ! Cette année, pas de Championnats du Monde à Boston, l’expérience de l’année dernière s’est avérée trop fatigante, nous restons en Europe. Le niveau de cet Euro Open 2010 est intéressant, avec la présence de tous les allemands qui prétendent à une sélection. Petit rappel : ils sont Champions du Monde -sur l’eau- en huit et en double, médaillés en quatre de couple… Le schéma de la compétition est nouveau pour nous, avec une série le samedi et une finale le dimanche avec les 10 meilleurs.

Il a neigé toute la nuit, donc il y a quelques forfaits, mais les plus gros sont là.

Première surprise, la salle n’est pas éclairée et un DJ mixe en live pendant les courses. Ce n’est pas une boite de nuit, mais c’est moins calme que d’habitude… Il y a une estrade au centre du gymnase avec 10 ergos, et une rangée de 25 ergos à son pied. Les concurrents sont éclairés par des spots et peuvent suivre la course sur des petites télés, les 3500 spectateurs sur les 2 écrans géants. Grosse ambiance…

Deuxième surprise : ils prennent mon statut de Champion du Monde au sérieux ! Mes bases d’allemand sont encore assez fraîches pour comprendre « Weltmeister » quand je passe dans les couloirs… à moi de montrer qu’il n’est pas usurpé !

Encore une petite contrariété : l’échauffement sur un ergo est limité à 8 petites minutes par personne car les courses sont rapprochées et les gens récupèrent pour la course du lendemain. Obligé de ruser pour se chauffer correctement !

La stratégie est de faire le meilleur chrono possible aujourd’hui, et de recommencer demain ! Pas de gestion prévue, j’aimerais descendre un peu mon record de France ce qui devrait me placer dans les 10, et me donner le privilège (si si !) de recourir demain.

Je fais un bon départ et un premier 1000 agressif. Avec Julien on se détache du peloton, les allemands gèrent et se réservent pour demain. Je continue à attaquer, et je passe au 1000 sur de très bonnes bases, en tirant 1’26 par 500m. (Je n’ai pas eu accès au moment où j’écris aux temps intermédiaires, mais je dirai sur les bases de 5’44) Je paye logiquement l’effort dans le 3ème 500, en maintenant le 1’27 par 500, mais rend les armes dans les 400 derniers mètres en 1’29 et même 1’30.

5.46.2. Je suis à seulement 0.5 seconde de mon record, dans des conditions difficiles. Je suis à la fois déçu d’échouer si près et content de poser des bonnes bases pour demain. Julien a lui aussi eu un 2ème 1000 difficile, et termine en 5.56, et je vous invite à aller voir son blog pour ses impressions : Blog de Julien Bahain

Petite satisfaction : j’ai fait la course à côté d’Eric Knittel, champion du monde en double devant nous l’an passé, et il a souffert pour finir en 6’04.

Nous terminons à la 1ère et 4ème place de la série, nous devrions être bien placés en finale pour jouer avec les allemands. Je ne me fais pas d’illusions, ils ont caché leur jeu et demain sera une toute autre course. Le boulot est assuré pour moi avec ce chrono, donc je pourrai tenter quelque chose sans pression.

La course est prévue à 12h45, et nous devrons courir pour attraper notre avion, donc vous n’aurez pas de nouvelles avant lundi matin… Essayez le site de la compétition pour les résultats : http://www.euroopen2010.com/en/index_en.html