L’épisode 8 est en ligne !

 

Nouveaux sites web !!!

Comme vous l’avez peut être remarqué si vous êtes des habitués, ce blog n’avait pas été mis à jour depuis un certain temps… Rassurez vous, je vais me rattraper maintenant que j’ai le temps de faire de beaux articles les mises à jour seront plus fréquentes ! A venir également, une refonte totale du site et pleins de nouveaux contenus !

Pour suivre l’aventure en double avec Julien,  vous pourrez aussi aller sur notre nouveau site commun qui sera en ligne prochainement sur http://www.bahain-berrest.com. L’ouverture simultanée d’un chaine YouTube, d’un compte Tweeter et d’une page Facebook devrait amener pas mal de contenu que l’on essaiera de rendre intéressant.

En exclusivité, voici un teaser de la page d’accueil ! Ne le dites pas à Julien je n’ai pas le droit 😉

Nous avons déjà réalisé quelques vidéos pour notre future chaine YouTube :

Episode 1 : Aout 2011

Episode 2 : Stage terminal

Episode 3 : Parcours handicap

Episode 4 : Objectif Bled

Episode 5 : Cruise in Bled

Episode 6 : Monde 2011

Episode 7 : Toscane

Champion d’Europe 2010 !

Il fallait gagner. Pour marquer les  esprits, pour nous rassurer après un stage moyen en Aout et envoyer un signe fort aux anglais et aux Néo-zélandais, seuls bateaux majeurs absents de cette compétition. Pour montrer que notre montée en puissance du mois de Juillet n’avait rien d’un coup de chance. Pour nous enlever cette réputation de gentils deuxièmes. Pour entendre la Marseillaise et ramasser le gros bouquet.  Il fallait gagner.

Nous avons beaucoup discuté avec Christine depuis le début du stage de préparation. Le stage en altitude du mois d’Aout, s’il a été bénéfique physiquement, nous a fait perdre nos repères de double et le petit stage d’une semaine dans le Jura n’a rien amélioré. La séance vidéo de jeudi dernier a été un véritable électrochoc : nous n’arrivons pas à reproduire ce que nous faisions à Lucerne début Juillet, et nous n’inquièteront personne en ramant comme ça !

Les sorties de préparation en confrontation avec les autres équipages français ne nous rassurent pas non plus.  Nous travaillons avec des temps de référence qui nous permettent de comparer deux bateaux de vitesse différente, et nous sommes loin des bateaux de tête (quatre sans barreur lourd et PL).

Sur le travail de vitesse nous commençons à retrouver des appuis communs mais la vitesse de coque n’est toujours pas très élevée. Le doute est installé et la patience et la sérénité de Christine sont les bienvenues.

Il fallait un bassin de course, des concurrents et une ligne d’arrivée pour nous réveiller. Nous vivons pour la course. On s’ennuie vite dans une Formule 1 en centre ville.

Nous retrouvons nos repères sur le magnifique bassin de course de Montemor-o-velo, au Portugal. L’atmosphère des grands événements est bien là : bannières de couleur et contrôles de sécurité mis à part, on se croirait à Athènes ou à Pékin !

Le décor est planté, et l’action commence tôt puisque nous retrouvons les allemands Champions du Monde en titre et les serbes 5èmes des mondiaux 2009 dès la série. Après un bon départ, nous attaquons avant le 1000m puis creusons notre avance au train avant de contrôler la fin de course, ce qui deviendra notre profil type pour les autres courses du WE.

La chance nous sourit un peu en demi-finale puisque les allemands sont dans la même manche que les estoniens et que nous avons une course au niveau moins relevé. Tout est relatif, nous sommes quand même dans en demie d’un grand championnat majeur, et nous sortons un gros parcours pour tuer la course et nous mettre à l’abri.

Nous nous sommes retrouvés techniquement et abordons la finale dans le costume du favori.  Il est un peu plus lourd à porter. Une habitude à prendre en vue des mondiaux et des années à venir.

Tout le stress généré depuis deux semaines est sur nos épaules avant que le starter ne lance les hostilités. Bien encadrés par les Champions du Monde et les Champions d’Europe 2009, notre départ canon place d’entrée notre pointe devant la meute. Personne ne la reverra !

Mieux encore qu’à Lucerne, nous arrivons à  mettre en place notre geste technique plus tôt dans la course et à sortir du groupe de tête sans nous mettre dans le rouge.  Une fois devant, nous sommes en position de force et personne ne cherche à nous attaquer. Nous appliquons chaque coup pour creuser l’écart. 2,5 secondes au 1000m et 3 secondes au 1500m, la course est gagnée mais il faut encore la finir… Nous contrôlons le retour des prétendants aux médailles sans faire de sprint final et sommes Champions d’Europe 2010 !

Vous pouvez aussi poser vos questions sur http://www.formspring.com/cberrest

Henley Royal Regatta 2010 : Merci Vicomte Arthur !

Un grand merci à la marque Vicomte Arthur qui nous a accompagné lors des Régates Royales 2010 !

Nous ne sommes pas passés inaperçus en terres anglaises grâce à nos tenues !

Coupe du Monde d’aviron 2010 : épisode 3 : Lucerne : Victoire !

Et voilà ! Une semaine après Henley, encore de grands moments avec Christine et Julien. C’est notre 1ère victoire en Coupe du Monde ! Après 6 deuxièmes places, on savoure d’autant plus… Et les médailles c’est tellement plus joli en or.

Nous gagnons notre duel dans la course face aux anglais, qui nous ont battu deux fois à Munich et en quart de finale vendredi soir. C’est déjà un bon motif de satisfaction !

Gagner à Lucerne, au même titre que gagner à Henley, est aussi un fait rare dans une carrière de rameur. Cela fait 10 ans qu’un bateau français n’avait pas gagné ici ! Même si ce n’est jamais un objectif dans une saison, c’est toujours un bon point de passage, surtout quand tous les gros bateaux sont là comme cette année.

L’enchaînement des parcours depuis un mois a été très instructif. Quatre 2000m à Munich, trois au Creusot, trois à Henley (sur 2112m d’ailleurs) puis de nouveau quatre à Lucerne, soit 14 parcours en un mois, on peut dire qu’à l’échauffement, on sait à quoi s’attendre et qu’on commence à bien se connaitre. Nous avons franchi un palier dans l’approche  et la gestion des courses et j’espère ne jamais le repasser dans l’autre sens ! On voit aussi que notre gros travail hivernal nous permet d’encaisser plus de courses que ce que nous pensions possible. A méditer pour les autres années…

Les trois semaines à venir vont quand même être importantes pour la récupération et la reprise du travail de fond en vue des mondiaux. Nous sommes dans le vrai avec cette composition, notre façon de ramer et notre manière de fonctionner avec Christine, mais nous n’avons toujours pas de titre en grand championnat. A nous de tout optimiser jusqu’en Novembre pour rester au top !

Nous partons quinze jours en stage en altitude à Tignes début août avec Vélo et musculation au programme, avant de reprendre le bateau pendant une semaine à Belleçin (Jura). Ensuite nous irons chercher un titre européen au Portugal mi-septembre avant de partir pour la Nouvelle-Zélande pour tenter d’accrocher un titre mondial. Malgré nos bonnes performances du mois, tout reste à faire.

Je vous invite à regarder la vidéo de la finale de Lucerne ici, onglet 2010 World Cup 3, catégorie M2X

Vous pouvez aussi poser vos questions sur http://www.formspring.com/cberrest.

Henley Royal Regatta 2010 : Victory ! la vidéo !

Voici la vidéo de l’arrivée de la demi-finale contre les Néo Z et de la finale contre les anglais pour la Double Sculls Challenge Cup !

A voir en HD si votre connexion vous le permet, et avec le son pour l’ambiance. Ne me demandez pas pourquoi, mais on voit aussi l’arrivée d’une course en huit.

Vous pouvez poser vos questions sur http://www.formspring.com/cberrest

Henley Royal Regatta 2010 : Victory !


Battre les anglais en duel à Henley sur leur bassin d’entrainement devant 60000 spectateurs… Le rêve !

Nos noms sont maintenant gravés sur la Double Sculls Challenge Cup !

Bon, le climat était pourri et le bassin rugueux mais que de bon souvenirs : le départ canon, la série qui leur fait mal, la contre attaque, leur résignation, les 500 derniers mètres euphoriques, la foule ayant basculé de notre coté, le passage de la ligne, la cérémonie de remise des prix, le champagne…

Vous pouvez poser vos questions sur http://www.formspring.me/cberrest

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Coupe du Monde 2010 : épisode 2 : Munich, suite et fin

En demi-finale nous retrouvons les anglais, vainqueurs de leur série, les néo-zélandais avec un nouvel équipage et un bateau allemand avec deux jeunes prometteurs. C’est une course piège ou il ne faudra pas faire les mêmes erreurs que la veille. Nous nous battons en tête de la course avec les anglais jusqu’au 1000m où ils nous décrochent petit à petit. Derrière, ça chauffe pour les néo-z qui n’ont pas l’air super à l’aise techniquement, et se font déborder par les allemands et les tchèques. Nous contrôlons la fin de course sans chercher à attaquer les anglais, sans trop se relâcher pour ne pas se faire avoir par les allemands qui ont un finish impressionnant. Les sensations sont meilleures, et la cohésion avec Julien s’améliore avec les parcours.  En attaquant les anglais en finale ça peut passer  pour la gagne. Dans l’autre demie, les chinois, suisses, américains et slovènes se tirent une grosse bourre, reléguant ces derniers avec nos amis thèques de la série en finale B.

Pour la finale, le mot d’ordre est simple : attaquer, tenter et tant pis si ça casse. Le but est vraiment de profiter de cette course pour trouver nos limites. Nous partons d’entrée devant avec les anglais et les suisses, qui lâchent un peu dans le deuxième 500. Nous attaquons en lançant des séries et en repartant au 1000m. Premier constat : nos attaques fonctionnent puisque nous passons la pointe devant à 1100m. A ce moment de la course je suis persuadé que l’on va gagner, mais leur relance à 1400m les replace en tête. Ils conserveront la même avance jusqu’à l’arrivée. Les allemands portés par leur public et quelques vuvuzélas font encore une grosse fin de course et viennent chercher la médaille de bronze.

Nous sommes satisfaits de notre parcours, sans doute un des meilleurs que nous ayons fait en double depuis 2 ans. Avec un peu plus de cohésion technique, un stage terminal et en évitant de passer par les repêchages, nous battrons les anglais !

Coupe du Monde 2010 : épisode 2 : Munich

Ou les retrouvailles d’un vieux couple !

Munich. J’adore ce bassin. J’y ai beaucoup de bons souvenirs, avec mes premières courses internationales en junior et la médaille d’argent aux Mondiaux de 2007, et c’est toujours un plaisir de revenir courir dans cette piscine géante. L’impression est ici encore plus forte que sur les autres bassins artificiels, puisque l’eau est translucide et que l’on en voit le fond. Pour l’anecdote, celui-ci est entretenu par d’énormes poissons noirs qui mangent les algues, et qui croisent sous les bateaux…

Pas le temps cependant de trop s’attarder sur ces considérations halieutiques,  nous sommes venus pour  défier chez eux les champions du Monde allemands. Le défi a tourné court puisqu’ils sont forfait pour blessure. Les estoniens, 3èmes des mondiaux 2009 sont aussi absents pour blessure. Pas grave, on se consolera avec les anglais, larges vainqueurs de la première étape de la Coupe du Monde en Slovénie il y a 3 semaines.

C’est presque une opération commando puisque nous ne sommes que 2 bateaux français à courir à Munich, avec Maxime Goisset, le fier skiffeur franc comtois, le reste de l’équipe étant resté à Aiguebelette pour travailler. Christine Gossé pour l’entrainement, l’encadrement et la logistique et Christophe L. le kinésithérapeute et appui logistique indispensable, complètent cette équipe de choc. Nous n’avons pas été gâtés par la météo puisque nous n’avons pas vu le soleil depuis notre départ de…Vaires sur Marne, où la météo était déjà loin de ses standards du mois de juin… Au menu : vent très fort de mercredi à vendredi, avec en plat principal de la pluie samedi et dimanche.

C’est donc de vraies retrouvailles en double avec Julien après un hiver plus axé sur le travail en skiff, avec toutefois un petit changement puisque nous avons inversé nos positions dans le bateau. Cela fait un petit moment que l’idée nous trottait en tête sans que nous n’ayons réellement le temps de travailler dans ce sens. C’est une prise de risque de se présenter sur une Coupe du Monde dans une composition inédite, mais la saison étant longue, c’est aussi le bon moment d’essayer des choses. Nous pourrons toujours retourner à l’ancienne formule si les sensations ne sont pas au rendez-vous.

La  préparation s’est bien passée, nous avons fait beaucoup de travail de vitesse pour caler les appuis ensembles et les chronos sont encourageants. Nous apprenons encore et toujours! Le passage du quatre ou double nous avait déjà surpris par tous les ajustements nécessaires  alors que nous ramions déjà ensembles depuis 4 ans, et il faut encore tout recommencer en changeant de place…sauf que nous avons de l’expérience et des repères en plus.

Après un « petit » road trip entre Paris et Munich mercredi, nous attaquons les courses vendredi contre un plateau relevé dans des conditions météo délicates.

Nous maitrisons la course jusqu’au 1500m, avec des sensations moyennes et une certaine assurance de nos capacités. Nous relâchons l’effort un peu tôt, et les Tchèques (d’anciennes connaissances du quatre de couple) en profitent et nous sautent sur la ligne pour 3 centièmes…en nous condamnant aux repêchages l’après midi ! C’est une désillusion de se faire avoir comme des jeunes et de devoir recourir dans la journée !

Le sort s’acharnant un peu plus, nous tombons dans le repêch’ contre les slovènes,  l’autre gros bateau piégé dans la matinée. Nous remettons les pendules à l’heure en maitrisant la course, jusqu’au bout cette fois. Finalement, nous faisons un meilleur parcours que le matin, avec une meilleure cohésion technique, et cette course nous remonte le moral.

Récit à suivre….

Nous serons cette semaine à Toulouse pour la préparation des Championnats de France Bateaux Longs où nous courons en quatre de couple avec Jérôme Descazeaux et Matthieu Androdias pour défendre notre titre au Creusot !

Vice-Champion du Monde 2009 !

Quelle course ! Encore un gros parcours cette saison, encore placés, pas encore gagnants… Les mauvaises langues diront « toujours pas » mais laissont les dire, ils n’ont pas tout à fair tort même si c’est déplacé.

Rapide résumé de la course : fort vent pour, gros départ des estoniens au couloir 1, nous sommes aune pointe devant les allemands, nos gros concurrents, et les néo-zélandais, candidats à la médaille. La cadence est élevée, encore à  39 au 750m. Nous n’arrivons pas à distancer les allemands comme nous aurions aimé, les estoniens tiennent le coup et les néozélandais sont légèrement décrochés. A partir du 1000m, les allemands attaquent fort et nous faisons quelques fautes techniques dans un bassin qui commence à être bien agité. Ils nous passent une pointe, au train, nous ne réagissons pas et perdons là le titre mondial. Sur le moment, on y croit toujours et on compte sur notre enlevage pour les repasser.  A l’entrée du dernier 500, les estoniens sont toujours devant nous et se battent pour ne pas craquer.  Le vent pour favorise ces techniques de départ canon/ résistance au retour des autres en raccourcissant le temps de course, et nous gêne dans notre enlevage. Le sprint final est dantesque. A 250m, nous sommes revenus sur les estoniens, et je suis convaincu que sur notre lancée nous serons devant à l’arrivée, je ne regarde plus de leur coté mais surveille (espère?) une défaillance des allemands ; il n’y en aura pas. Ils sont Champions du Monde 2009 80/100e devant nous,  nous passons finalement les estoniens sur le dernier coup comme prévu pour arracher une médaille d’argent pour 4/100e.

A la fois déçus et contents, physiquements ravagés, nous recevons notre médaille. Pas d’effusion de joie comme en 2007 ou 2008, nous savons que nous sommes passés un peu à côté. Nous avons beaucoup de mal à nous remettre de l’effort et à masquer notre déception aux journalistes. Les titres du lendemain s’en ressentiront…

Attention cependant à ne pas sous estimer cette performance, notamment par respect pour les bateaux qui finissent 4èmes. Nous pouvons être fiers de notre saison, et des médailles mondiales  nous n’en gagnerons pas des dizaines.

Merci Julien pour cette aventure qui n’en est qu’à son début.

Merci Christine pour tout ce que tu nous apportes.

Merci à vous pour votre soutien.

Je sais que nous sommes sur la bonne voie.