Coupe du Monde d’aviron 2010 : épisode 3 : Lucerne : Victoire !

Et voilà ! Une semaine après Henley, encore de grands moments avec Christine et Julien. C’est notre 1ère victoire en Coupe du Monde ! Après 6 deuxièmes places, on savoure d’autant plus… Et les médailles c’est tellement plus joli en or.

Nous gagnons notre duel dans la course face aux anglais, qui nous ont battu deux fois à Munich et en quart de finale vendredi soir. C’est déjà un bon motif de satisfaction !

Gagner à Lucerne, au même titre que gagner à Henley, est aussi un fait rare dans une carrière de rameur. Cela fait 10 ans qu’un bateau français n’avait pas gagné ici ! Même si ce n’est jamais un objectif dans une saison, c’est toujours un bon point de passage, surtout quand tous les gros bateaux sont là comme cette année.

L’enchaînement des parcours depuis un mois a été très instructif. Quatre 2000m à Munich, trois au Creusot, trois à Henley (sur 2112m d’ailleurs) puis de nouveau quatre à Lucerne, soit 14 parcours en un mois, on peut dire qu’à l’échauffement, on sait à quoi s’attendre et qu’on commence à bien se connaitre. Nous avons franchi un palier dans l’approche  et la gestion des courses et j’espère ne jamais le repasser dans l’autre sens ! On voit aussi que notre gros travail hivernal nous permet d’encaisser plus de courses que ce que nous pensions possible. A méditer pour les autres années…

Les trois semaines à venir vont quand même être importantes pour la récupération et la reprise du travail de fond en vue des mondiaux. Nous sommes dans le vrai avec cette composition, notre façon de ramer et notre manière de fonctionner avec Christine, mais nous n’avons toujours pas de titre en grand championnat. A nous de tout optimiser jusqu’en Novembre pour rester au top !

Nous partons quinze jours en stage en altitude à Tignes début août avec Vélo et musculation au programme, avant de reprendre le bateau pendant une semaine à Belleçin (Jura). Ensuite nous irons chercher un titre européen au Portugal mi-septembre avant de partir pour la Nouvelle-Zélande pour tenter d’accrocher un titre mondial. Malgré nos bonnes performances du mois, tout reste à faire.

Je vous invite à regarder la vidéo de la finale de Lucerne ici, onglet 2010 World Cup 3, catégorie M2X

Vous pouvez aussi poser vos questions sur http://www.formspring.com/cberrest.

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Coupe du Monde 2010 : épisode 2 : Munich, suite et fin

En demi-finale nous retrouvons les anglais, vainqueurs de leur série, les néo-zélandais avec un nouvel équipage et un bateau allemand avec deux jeunes prometteurs. C’est une course piège ou il ne faudra pas faire les mêmes erreurs que la veille. Nous nous battons en tête de la course avec les anglais jusqu’au 1000m où ils nous décrochent petit à petit. Derrière, ça chauffe pour les néo-z qui n’ont pas l’air super à l’aise techniquement, et se font déborder par les allemands et les tchèques. Nous contrôlons la fin de course sans chercher à attaquer les anglais, sans trop se relâcher pour ne pas se faire avoir par les allemands qui ont un finish impressionnant. Les sensations sont meilleures, et la cohésion avec Julien s’améliore avec les parcours.  En attaquant les anglais en finale ça peut passer  pour la gagne. Dans l’autre demie, les chinois, suisses, américains et slovènes se tirent une grosse bourre, reléguant ces derniers avec nos amis thèques de la série en finale B.

Pour la finale, le mot d’ordre est simple : attaquer, tenter et tant pis si ça casse. Le but est vraiment de profiter de cette course pour trouver nos limites. Nous partons d’entrée devant avec les anglais et les suisses, qui lâchent un peu dans le deuxième 500. Nous attaquons en lançant des séries et en repartant au 1000m. Premier constat : nos attaques fonctionnent puisque nous passons la pointe devant à 1100m. A ce moment de la course je suis persuadé que l’on va gagner, mais leur relance à 1400m les replace en tête. Ils conserveront la même avance jusqu’à l’arrivée. Les allemands portés par leur public et quelques vuvuzélas font encore une grosse fin de course et viennent chercher la médaille de bronze.

Nous sommes satisfaits de notre parcours, sans doute un des meilleurs que nous ayons fait en double depuis 2 ans. Avec un peu plus de cohésion technique, un stage terminal et en évitant de passer par les repêchages, nous battrons les anglais !

Coupe du Monde 2010 : épisode 2 : Munich

Ou les retrouvailles d’un vieux couple !

Munich. J’adore ce bassin. J’y ai beaucoup de bons souvenirs, avec mes premières courses internationales en junior et la médaille d’argent aux Mondiaux de 2007, et c’est toujours un plaisir de revenir courir dans cette piscine géante. L’impression est ici encore plus forte que sur les autres bassins artificiels, puisque l’eau est translucide et que l’on en voit le fond. Pour l’anecdote, celui-ci est entretenu par d’énormes poissons noirs qui mangent les algues, et qui croisent sous les bateaux…

Pas le temps cependant de trop s’attarder sur ces considérations halieutiques,  nous sommes venus pour  défier chez eux les champions du Monde allemands. Le défi a tourné court puisqu’ils sont forfait pour blessure. Les estoniens, 3èmes des mondiaux 2009 sont aussi absents pour blessure. Pas grave, on se consolera avec les anglais, larges vainqueurs de la première étape de la Coupe du Monde en Slovénie il y a 3 semaines.

C’est presque une opération commando puisque nous ne sommes que 2 bateaux français à courir à Munich, avec Maxime Goisset, le fier skiffeur franc comtois, le reste de l’équipe étant resté à Aiguebelette pour travailler. Christine Gossé pour l’entrainement, l’encadrement et la logistique et Christophe L. le kinésithérapeute et appui logistique indispensable, complètent cette équipe de choc. Nous n’avons pas été gâtés par la météo puisque nous n’avons pas vu le soleil depuis notre départ de…Vaires sur Marne, où la météo était déjà loin de ses standards du mois de juin… Au menu : vent très fort de mercredi à vendredi, avec en plat principal de la pluie samedi et dimanche.

C’est donc de vraies retrouvailles en double avec Julien après un hiver plus axé sur le travail en skiff, avec toutefois un petit changement puisque nous avons inversé nos positions dans le bateau. Cela fait un petit moment que l’idée nous trottait en tête sans que nous n’ayons réellement le temps de travailler dans ce sens. C’est une prise de risque de se présenter sur une Coupe du Monde dans une composition inédite, mais la saison étant longue, c’est aussi le bon moment d’essayer des choses. Nous pourrons toujours retourner à l’ancienne formule si les sensations ne sont pas au rendez-vous.

La  préparation s’est bien passée, nous avons fait beaucoup de travail de vitesse pour caler les appuis ensembles et les chronos sont encourageants. Nous apprenons encore et toujours! Le passage du quatre ou double nous avait déjà surpris par tous les ajustements nécessaires  alors que nous ramions déjà ensembles depuis 4 ans, et il faut encore tout recommencer en changeant de place…sauf que nous avons de l’expérience et des repères en plus.

Après un « petit » road trip entre Paris et Munich mercredi, nous attaquons les courses vendredi contre un plateau relevé dans des conditions météo délicates.

Nous maitrisons la course jusqu’au 1500m, avec des sensations moyennes et une certaine assurance de nos capacités. Nous relâchons l’effort un peu tôt, et les Tchèques (d’anciennes connaissances du quatre de couple) en profitent et nous sautent sur la ligne pour 3 centièmes…en nous condamnant aux repêchages l’après midi ! C’est une désillusion de se faire avoir comme des jeunes et de devoir recourir dans la journée !

Le sort s’acharnant un peu plus, nous tombons dans le repêch’ contre les slovènes,  l’autre gros bateau piégé dans la matinée. Nous remettons les pendules à l’heure en maitrisant la course, jusqu’au bout cette fois. Finalement, nous faisons un meilleur parcours que le matin, avec une meilleure cohésion technique, et cette course nous remonte le moral.

Récit à suivre….

Nous serons cette semaine à Toulouse pour la préparation des Championnats de France Bateaux Longs où nous courons en quatre de couple avec Jérôme Descazeaux et Matthieu Androdias pour défendre notre titre au Creusot !

Coupe du Monde de Bled (Slovénie) en skiff

Je termine 10ème de cette première régate internationale de la saison. L’objectif était de se mesurer à la concurrence mondiale en faisant des parcours pleins pour progresser sur le plan individuel.

La préparation a été assez délicate pour moi puisque j’ai attrapé une grosse gastro samedi dernier qui m’a tenu écarté deux jours du bateau et allégé de 2,5kg au passage. Je n’ai donc pu refaire de travail spécifique de vitesse avant d’aborder la compétition, et je me posais pas mal de question sur mon état de forme.

Avec 27 engagés, le skiff était l’épreuve la plus fournie en participants. Les festivités ont commencé vendredi midi par une série assez relevée, où les trois premières places étaient qualificatives pour les quarts de finale. Quelques clients à la performance dans ma manche, avec Marcel Hacker l’allemand fantasque, médaillé olympique en 2000 en skiff, un canadien Champion Olympique en huit à Beijing, un chinois régulièrement en finale B, un serbe finaliste en double l’an dernier… La course passe assez vite, Hacker se détache et fait la course en tête. Je suis à la bagarre tout le long mais je n’arrive pas à créer un écart au train avec les autres concurrents. Je fais un gros enlevage pour venir mourir 4ème dans la même seconde que le 2ème et le 3ème.  Je serais finalement repêché au temps puisque notre série est allée plus vite que les autres et que j’ai le 4ème temps des séries.

5h plus tard, rebelotte en quart de finale avec Karonnen le suédois, un géant hollandais, un croate, un anglais et un autrichien. Je pars assez vite mais le suédois me laisse sur place dans le 2ème 500m, et je me bats toute la course avec le croate et le hollandais pour les trois places qualificatives. Tout s’est encore joué à l’enlevage, où le hollandais a doublé le suédois pour la première place, et  où je passe le croate dans les 5 derniers coups. C’était chaud mais je passe dans les 12 !

Un massage et bonne nuit de sommeil furent nécessaires pour récupérer de cette 1ère journée épuisante et se préparer à la demi-finale. Encore un tirage assez compliqué pour moi puisque je tombe contre Hacker, Karonen, Julien, le serbe et le canadien de la série. Pas le droit à l’erreur à ce niveau, et même en faisant un bon départ et en attaquant au 700m pour rester dans le peloton je me fais décrocher au train peu avant le 1000m.  Je sais que je ne reviendrai pas dans les places qualificatives et je déroule la 2ème moitié de course, ce qui explique les écarts assez importants à l’arrivée.

En finale B je retrouve mes camarades de série et de quart : le canadien, le serbe, le chinois , le hollandais et l’américain. Encore une course bien pleine ! Je pars fort, j’attaque au 750, relance au 1000m. Je suis dans la bagarre mais le bassin chahute de plus en plus, je n’arrive  pas à me relâcher pour attaquer et lancer mes 30 derniers coups d’enlevage qui auraient pu me permettre de finir 2ème derrière le canadien.

Nous étions 4 français engagés dans cette catégorie avec Julien Bahain, Pierre-Jean Peltier et Sigmund Verstaete. La hiérarchie nationale est respectée, puisque Julien réalise un parcours impressionnant en terminant 4ème, à un souffle des médailles, je prends la 10ème place et PJ et Sigmund terminent 3èmes et 4èmes de la finale D.

Mon bilan de cette Coupe du Monde est plutôt positif. Je suis heureux d’avoir pu me frotter aux meilleurs et mesurer le chemin qu’il me reste à parcourir pour disputer les médailles. Je ne sais pas dans quelle mesure la gastro m’a fatigué.

Nous allons maintenant remonter en double avec Julien pour la prochaine étape de la Coupe du Monde à Munich dans 15 jours. Le programme sera ensuite très chargé avec dans l’ordre : les France bateaux Longs, la Régate Royale d’Henley et la dernière étape de la Coupe du Monde à Lucerne en Suisse, en quatre semaines…

Merci à tous ceux qui m’ont envoyé des messages de soutien ! Vous pouvez aussi continuer à poser des questions sur Formspring : http://www.formspring.me/cberrest

« Caramba, encore raté ! » 22 centièmes de seconde. 1,16m. Derrière.

BERREST BAHAIN podium lucerne

La découpe du programme pour la télévision fait que nous sommes la première course de l’après midi. On est décidés à faire le show et à sortir les spectateurs de leur torpeur digestive post würst. Le bassin est parfait, l’échauffement s’est bien passé, nous sommes prêts !

Les anglais ont préféré s’abstenir pour « raisons médicales »… un peu frileux ? Ils ont enchainé plus de courses que nous cette saison et doivent être émoussés. On se méfiera quand même d’eux cet été.

GO !

Ça part vite, tout le monde est à fond, personne ne veut rater le bon wagon. Nous sommes dans le paquet, peut être très légèrement devant. Interdit de tourner la tête. Pousser encore. Nous ne répétons pas nos erreurs de la série et de la demi et relançons aux 250, 500, 750 et 1000m. Et cela nous sert seulement à rester au contact ! Le bord à bord est intense, personne n’arrive à prendre l’avantage. Jamais plus d’une seconde entre les 5 bateaux, jamais le même devant plus de 250m !

Citation de tonton, il y a quelques années : « en senior, la course commence le dimanche au 1000m »

On y est, c’est parti ! A droite, les slovènes craquent, à gauche, les allemands attaquent.  On passe devant le parc à bateaux. Sur la plupart des bassins, il est à l’arrivée, près des tribunes, et le brouhaha des spectateurs ne commence qu’a 300m de l’arrivée. Ici, on a des encouragements dès le 1000m. Il ne faut pas s’emballer ni se cramer trop tôt. On est à la ligne d’eau 2, près du parc. J’entends Christine : « LES BRAS Cédric, LES BRAS ! ha oui c’est vrai, enclencher les bras plus tôt.
On attaque, la cadence remonte – elle était descendue à 35,5…- la coque reprend de la vitesse. Ensuite, tout va très vite : 1250, 1500, 1750, les bouées rouges. On est à fond, cadence 41, j’aimerais pas être la barre de pieds, ni me coincer le doigt entre la rame et la dame de nage, comme on dit.
A gauche, rien de nouveau. Je n’ai toujours personne dans la vision périphérique et interdit de tourner la tête. Julien ne donne plus d’infos sur les positions, respirer est devenu prioritaire.  J’entends les allemands à coté, j’entrevois la pointe des NéoZ, j’espère que les estoniens ne sont pas devant.

« BIP BIP BIP BIP »

On passe la ligne. Un regard à gauche : tout le monde est encore là !
Personne ne lève les bras, personne ne rentre au parc à bateaux : personne ne sait.
La photo finish livre le verdict : 2èmes à 22centièmes des allemands et à 1 centième devant les estoniens. Les NéoZ sont loin, à 80 centièmes…

Ce n’est pas encore cette année que nous gagnerons Lucerne. C’est la troisième fois que nous échouons 2èmes à moins d’une seconde des premiers.  Rageant !
Quelques points de satisfaction quand même : nous faisons notre meilleure course de la saison dans un période de fatigue, après une série et une demi moyennes. Tous les prétendants au titre en double étaient là, et sont à notre portée. Nous avons couru la série avec des capteurs, dont les données vont nous permettre d’affiner réglages et technique sur le stage terminal.

D’ici là, je reste une journée pour profiter de Lucerne et des environs, puis je prends mes quartiers à Biarritz pour 10 jours, avec une base avancée à Bayonne pour l’entrainement. Objectif : arriver entrainé mais reposé en stage term’ et se sortir un peu la tête du bateau.

Banyoles : la finale et une belle médaille…d’argent !

Podium Banyoles Berrest Bahain

Belle journée sur Banoyles pour la dernière course du week-end, décisive pour l’attribution des médailles et la fin du parcours de sélection pour l’équipe de France. La pression est forte depuis une semaine, mais nous nous sentons prêts. Depuis le stage au Portugal en Mars et l’installation dans notre nouveau bateau Empacher, nous enchainons les bonnes sorties. Les premières courses nous ont rassuré sur notre niveau actuel et notre potentiel à exploiter pour la suite de la saison. Il ne restait plus qu’a concrétiser nos ambitions par une victoire pour que notre projet démarre au mieux.

Nous avons réussi un bon départ, qui nous place à côté de l’autre double français au premier 500m, une grosse pointe devant les autres bateaux. Les sensations sont bonnes, la coque glisse bien.  Comme nous sommes des rameurs puissants, il nous faut faire attention sur les phases de départ à ne pas ramer « contre le bateau » en le heurtant mais à bien lancer la coque à chaque coup à l’horizontal : tous les mouvements verticaux l’enfoncent dans l’eau et sont un frein.  Nous avons encore des progès à faire sur ce secteur pour partir plus nettement devant les autres.

Nous entamons le 1000m du milieu en plaçant une grosse série qui nous détache des français et des anglais. C’est cette partie de la course que nous maîtrisons le mieux, et où le gros bloc de travail de cet hiver nous aide à creuser l’écart. Je me suis régalé, profitant de la glisse et de l’instant. Il ne nous est jamais arrivé en quatre de couple d’être devant à ce moment d’une finale, où la domination des polonais était incontestable. Les anglais, forts de leur expérience, réagissent et commencent à attaquer après le 1250m, où nous commençons à payer les efforts du début de course. Nous rentrons dans le dernier 500m au coude à coude avec les anglais et les croates qui entament une belle remontée.

La victoire s’est jouée au sprint avec ces deux bateaux, les autres croates, les américains et l’autre bateau français étant distancés. Nous n’arrivons pas à réagir ensemble et les anglais qui  se connaissent bien en profitent pour passer devant. Nous arrivons à relancer la coque sur les 10 derniers coups mais échouons à 6 malheureux centièmes (soit 30cm) des médaillés de bronze des derniers JO. Rageant ! Une ligne de plus à la liste des contentieux avec nos amis rosbeef.

Malgré cette déception de ne pas commencer sur une victoire symbolique, quelques points positifs : les anglais sont réguliers au top niveau et être si près d’eux tôt dans la saison montre que l’on est sur la bonne voie. Ensuite, nous assurons notre place en double en équipe de France en battant Adrien et JB, également un bateau de référence sur la plan international. Enfin, le plaisir pris ce WE nous conforte dans notre choix de ramer ensemble, prouve que l’on avance aussi en double et met en avant les qualités de Christine, notre entraineur.

Vous pouvez voir la vidéo des courses sur Universal Sports, choisissez l’icône avec le petit rameur sous « Schedule » puis en choisissant la séquence « Row : FISA World Cup – Day 3 ». La course du double commence à la 57ème minute. C’est mal fait pour y accéder mais la vidéo est de bonne qualité.

Prochaines échéances : les Championnats de France Bateaux Longs en quatre de couple avec mon club de l’Aviron Toulousain à Aiguebelette le WE prochain, et les Jeux Méditeranéens en Italie du 27 au 29 Juin.

Banyoles : demie-finale c’est fait, double objectif en finale

Berrest Bahain demie finale

On monte d’un petit cran aujourd’hui avec les demi-finales : deux manches, les trois premières places donnent le droit de se battre demain pour les médailles.

Nous remportons notre course en 6’25.48, devant les croates et les américains. Après un départ moins dynamique qu’hier, nous nous battons un peu plus longtemps avec les croates pour la tête de la course, puis nous gérons l’avance en relançant avec des séries efficaces. La cadence n’est toujours pas très élevée sur le train mais nous prenons le temps de ramer long et puissant,  plus ensembles qu’hier sur les relances et les changements de rythme. On se trouve petit à petit. La coque se comporte toujours aussi bien dans le vent de travers (puis pour) et les vagues de fond. Une petite accélération dans le dernier 250 nous met définitivement à l’abri des croates et nous sert de répétition pour la Finale A de demain, où il faudra lancer le sprint final de plus loin.

Au départ nous retrouverons les anglais, médaillés de bronze à Pékin, et vainqueurs de leur demie dans un chrono comparable au notre, les deux bateaux croates qui s’accrochent aux deuxièmes places dans les deux manches, le bateau français avec Adrien et JB et les américains. L’objectif est double demain : gagner cette finale, ce qui serait une première pour nous, toujours placés mais jamais vainqueurs, et assurer notre place de titulaires en devançant l’autre double français sur la ligne. Il faudra faire une course pleine en exploitant la marge restante et prendre la bon wagon dès le début du parcours. Les adversaires seront plus sérieux que dans notre série et notre demie, méfiance donc.

Rendez-vous sur www.worldrowing.com pour suivre la course en direct a 11h15, catégorie M2X. FRA1 = Berrest Bahain, FRA3 = Hardy Macquet

Pour ceux qui se posent la question de l’ambiance dans le groupe avec cette concurrence entre bateaux français, ça va. On parle, mais pas d’aviron, on rigole mais on ne se chambre pas, pas de remarques déplacées ou de commentaires à voix basses. La confrontation est purement sportive et ne déborde pas sur le plan relationnel. On fera le bilan du WE et les plans pour la suite de la saison après la finale.

Que les meilleurs gagnent !