Retour sur la saison 2011

Depuis le retour des Championnats du Monde 2010 en Nouvelle Zélande mi-novembre jusqu’à la qualification olympique début septembre, la saison sportive 2011 a été courte mais intense.

L’objectif principal est rempli avec la qualification du double pour les Jeux Olympiques de Londres 2012. Une bonne préparation terminale, un Championnat du Monde bien construit et au bout un podium, avec une cinquième médaille consécutive en championnat majeur avec Julien et Christine. Battre les slovènes sur leur bassin devant leur public et les australiens champions olympiques en titre pour la médaille de bronze, ça se savoure :

Le reste de la saison internationale est moins étincelant, avec une 10ème place à la première étape de la Coupe du Monde en skiff à Munich en mai, l’annulation de l’étape de Hambourg suite à l’épidémie d’Escherichia Coli en juin et une 4ème place lors de la finale de la Coupe du Monde à Lucerne en juillet. Nous en avons cependant tiré quelques enseignements bien utiles pour notre affutage et notre cohésion.

La saison de club a été marquée par un triplé historique sur le podium des Championnats de France bateaux courts, avec la quatrième victoire consécutive de Julien et la superbe troisième place du jeune Matthieu Androdias. Matthieu signe une performance de tout premier plan en battant notamment deux  médaillés olympiques lors de la finale et s’impose comme le leader du quatre de couple tricolore dont il prendra la nage pour la saison. Je dois me contenter de la deuxième place une fois de plus mais il y a du mieux dans la manière. Je n‘ai pas dit mon dernier mot !

Tous les trois réunis en huit de pointe à l’occasion des Championnats de France, nous n’avons pas réussi à faire mieux que sixièmes de la grande finale, dominée par le CN Verdun pour la 11ème fois consécutive.

Coté universitaire, j‘ai effectué mon stage de fin d’études de 8 mois chez Airbus  Operation S.A.S de mi-novembre à fin juillet au sein du Laboratoire Matériaux et Procédés avec la soutenance finale au retour des Championnats du Monde, la rédaction d’un rapport interne de 70 pages et d’un mémoire de stage de 50 pages. Un grand merci à mon tuteur Cédric (quel beau prénom) et à toute l’équipe pour leur accueil.

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Championnats du Monde d’Aviron 2010 : Série

Les choses sérieuses commencent aujourd’hui à Karapiro ! 15 bateaux engagés dans la compétition en deux de couple, tous les prétendants au titre mondial sont présents. La météo est l’invitée surprise de la semaine : si elle était clémente la semaine dernière, elle semble vouloir pimenter les débats avec des forts coups de vent prévus pour jeudi et vendredi. Les courses d’hier ont d’ailleurs été annulées pour la même raison, le bassin étant impraticable, et reprogrammées aujourd’hui. Notre course a été décalée à 12h59.

Nous rentrons directement dans le vif du sujet en rencontrant les allemands Champions du Monde en titre dès la série, les norvégiens qui nous avaient embêtés en série  à Lucerne, les argentins et les australiens que nous avons déjà battu en Coupe du Monde. Le vent n’est pas très fort ce matin et souffle dans le sens de la course. Des conditions parfaites pour voir où nous en sommes après tout le travail englouti depuis les Championnats d’Europe. Les consignes sont simples : attaquer tant que nous ne sommes pas devant et creuser l’écart au train

Après une longue attente de 10 min dans les starts pour enlever un gros tas d’algues dans notre ligne d’eau et aligner correctement le bateau, le départ est donné. Nous ne réalisons pas le meilleur départ de la saison, mais nos adversaires du jour non plus, nous sommes en tête de la course avec les australiens. Notre pointe est devant celles des allemands et des norvégiens qui nous encadrent. En prenant la longueur (qui n’est pas notre principale préoccupation dans les 200 premiers mètres), nous reprenons les australiens et creusons l’écart : 1s au 500m puis 1.5s au 1000 et 1500m. Au train le bateau va bien, nous sommes plus bas en cadence que nos adversaires et il nous en reste sous le pied. Nous relançons quelques séries pour rester concentrés et maintenir l’écart. Au 1750m, nous accélérons en remontant légèrement la cadence pour tester notre sprint final : l’écart se creuse immédiatement avec les allemands et nous permet de relâcher l’effort sur les derniers coups.

Bonne entrée en matière donc, mais les anglais et surtout les néoZ n’ont pas fait dans la dentelle dans les autres séries en s’imposant facilement. Un coup d’oeil dans la galerie photo de la fédération vous permettra de vous faire une idée de leur engagement.

La FISA joue l’autruche en maintenant le programme pour les jours à venir avec repêchages mercredi, demies vendredi soir et finale dimanche mais les prévisions météo sont très très mauvaises pour jeudi et vendredi, donc les demies pourraient être décalées à samedi… à suivre !

 

Vous pouvez me poser directement vos questions sur http://www.formspring.com/cberrest

Championnats du Monde 2010

le résumé de notre aventure à suivre à partir de demain !

Beaucoup de possibilités pour suivre en direct cette année, trouver de belles photos  et même des vidéos :

Le groupe Facebook du championnat du monde

Le site de la Fédération Française

Le site officiel des championnats du monde

Le channel Youtube pour les vidéos

Le flux twitter des résultats en direct

Vous pouvez toujours poser vos questions sur http://www.formspring.com/cberrest

Vice-Champion du Monde 2009 !

Quelle course ! Encore un gros parcours cette saison, encore placés, pas encore gagnants… Les mauvaises langues diront « toujours pas » mais laissont les dire, ils n’ont pas tout à fair tort même si c’est déplacé.

Rapide résumé de la course : fort vent pour, gros départ des estoniens au couloir 1, nous sommes aune pointe devant les allemands, nos gros concurrents, et les néo-zélandais, candidats à la médaille. La cadence est élevée, encore à  39 au 750m. Nous n’arrivons pas à distancer les allemands comme nous aurions aimé, les estoniens tiennent le coup et les néozélandais sont légèrement décrochés. A partir du 1000m, les allemands attaquent fort et nous faisons quelques fautes techniques dans un bassin qui commence à être bien agité. Ils nous passent une pointe, au train, nous ne réagissons pas et perdons là le titre mondial. Sur le moment, on y croit toujours et on compte sur notre enlevage pour les repasser.  A l’entrée du dernier 500, les estoniens sont toujours devant nous et se battent pour ne pas craquer.  Le vent pour favorise ces techniques de départ canon/ résistance au retour des autres en raccourcissant le temps de course, et nous gêne dans notre enlevage. Le sprint final est dantesque. A 250m, nous sommes revenus sur les estoniens, et je suis convaincu que sur notre lancée nous serons devant à l’arrivée, je ne regarde plus de leur coté mais surveille (espère?) une défaillance des allemands ; il n’y en aura pas. Ils sont Champions du Monde 2009 80/100e devant nous,  nous passons finalement les estoniens sur le dernier coup comme prévu pour arracher une médaille d’argent pour 4/100e.

A la fois déçus et contents, physiquements ravagés, nous recevons notre médaille. Pas d’effusion de joie comme en 2007 ou 2008, nous savons que nous sommes passés un peu à côté. Nous avons beaucoup de mal à nous remettre de l’effort et à masquer notre déception aux journalistes. Les titres du lendemain s’en ressentiront…

Attention cependant à ne pas sous estimer cette performance, notamment par respect pour les bateaux qui finissent 4èmes. Nous pouvons être fiers de notre saison, et des médailles mondiales  nous n’en gagnerons pas des dizaines.

Merci Julien pour cette aventure qui n’en est qu’à son début.

Merci Christine pour tout ce que tu nous apportes.

Merci à vous pour votre soutien.

Je sais que nous sommes sur la bonne voie.

Championnats du Monde d’aviron 2009 : victoire en demi-finale !

Berrest Bahain aviron demi finale

Voilà une bonne chose de faite ! Les demi-finales sont toujours des courses pièges (voir ici l’article sur la demie des JO) et délicates à négocier. La semaine a été longue depuis la série de dimanche ! On a tourné comme des lions en cage, on avait vraiment envie de courir cette demie !

Bonne météo, léger vent pour, bon échauffement, toutes les conditions étaient là pour une bonne explication. On arrive à faire un départ canon, seuls les slovènes nous accrochent mais les anglais, ceux qu’on redoutait le plus, restent scotchés sur place. On continue à attaquer jusqu’au 1000m pour se mettre à l’abri des poursuivants. Les slovènes sont toujours à côté mais on sait depuis les Jeux Med’ qu’on est beaucoup plus rapide dans le 2ème 1000m, on travaille bien la propulsion à chaque coup en essayant de s’économiser. On les passe au train dans le dernier 500 sans monter la cadence, on met juste une petite série sur les 10 derniers coups pour le principe. Derrière, les serbes font une superbe course en embuscade et surprennent les anglais, médaillés olympiques, qui sont relégués en finale B.

Dans l’autre manche, les allemands gagnent devant les NéoZ et les estoniens, dans des chronos similaires aux nôtres. Ça promet une belle course en finale !

Nous sommes confiants, sereins et déterminés. Nous avons fait deux parcours de qualité, en progressant à chaque fois, et il reste de la marge. La suite commence par une bonne récup’, un petit tour à la piscine et un bon repas. Pas de stress particulier, nous savons ce qu’il faut faire.

Après tout « ce n’est qu’une course d’aviron… » et c’est ce qu’on aime !

Championnats du monde 2009 : Victoire en série !

Eliminatoire Poznan 2009 Deux de couple BERREST BAHAIN

Article à venir…

Derniers réglages avant les courses

malta venue

Nous sommes bien arrivés à Poznan hier, après un long voyage et une nuit à Paris. Nous sommes logés dans un hôtel quatre étoiles tout neuf, juste à côté du centre ville, à 20min du bassin environ. Le confort est important mais ne doit pas masquer l’essentiel : on est pas là pour faire du tourisme !

Ce matin première sortie sur le Lac de Malta, toujours aussi impressionnant. C’est un beau bassin, rapide, car l’eau est chaude et le vent pousse. Les chinois avaient mis le paquet à Pékin mais l’URSS savait vraiment faire les choses en grand. Et en béton. Les pontons de départ (en béton) sont  sur la berge, les pontons d’embarquement (en béton) font 10m de large, les tours de chronométrage intermédiaire (en béton) sont fixes, grandes tribunes et tour d’arrivée colorées (…en béton aussi !).

La semaine après le parcours handicap est toujours spéciale à gérer, avec le voyage au milieu, le stress qui monte un peu et les courses qui approchent. On est presque prêts mais pas tout à fait, on continue le travail de vitesse. Une semaine c’est long, il faut en profiter pour encore affiner des détails techniques et trouver de la facilité et du confort.

Les derniers jours avant les courses sont toujours des moments intenses. On se rassure, on fait le point sur nos forces et ce qu’il reste à améliorer. Je suis vraiment confiant dans le travail que nous avons fait sur le stage terminal. Nous sommes plus forts qu’à Lucerne, la seule inconnue est le niveau de forme des adversaires.

Une fois sur place, on réfléchit moins. Les acteurs sont là, le décor est posé, on connaît par cœur notre partition. L’interprétation fera la différence.