Champion de France 2010 !

Championnats de France 2010 Bateaux Longs

Après un retour express de Munich, nous sommes trois jours sur Toulouse pour préparer la fin de saison en club avec les Championnats de France au Creusot. Avec Matthieu Androdias et  Jérôme Descazeaux, nous défendrons notre titre acquis en 2008 et conservé en 2009. Suite à son installation sur Toulouse, Julien Bahain nous rejoint cette année dans le bateau. Nous serons favoris pour le titre, malgré le peu d’entrainement en commun, grâce à notre expérience et notre grosse envie de gagner. Cette année encore, 4 Champions de France junior en skiff dans le bateau (2002-2003-2004-2006-2008).

Contre nous, quelques clients sérieux avec Villefranche, Rouen, Angers et Argenteuil, tous finalistes l’an dernier et qui ont pu travailler leurs équipages dans l’hiver et lors des régates de printemps. Avec 13 engagés, ce sera le traditionnel format série-repêch-demi-finale, avec les courses en fin de journées à partir de vendredi.

Résultats à suivre comme d’habitude sur http://www.avironfrance.asso.fr catégorie HS4X !

Coupe du Monde 2010 : épisode 2 : Munich, suite et fin

En demi-finale nous retrouvons les anglais, vainqueurs de leur série, les néo-zélandais avec un nouvel équipage et un bateau allemand avec deux jeunes prometteurs. C’est une course piège ou il ne faudra pas faire les mêmes erreurs que la veille. Nous nous battons en tête de la course avec les anglais jusqu’au 1000m où ils nous décrochent petit à petit. Derrière, ça chauffe pour les néo-z qui n’ont pas l’air super à l’aise techniquement, et se font déborder par les allemands et les tchèques. Nous contrôlons la fin de course sans chercher à attaquer les anglais, sans trop se relâcher pour ne pas se faire avoir par les allemands qui ont un finish impressionnant. Les sensations sont meilleures, et la cohésion avec Julien s’améliore avec les parcours.  En attaquant les anglais en finale ça peut passer  pour la gagne. Dans l’autre demie, les chinois, suisses, américains et slovènes se tirent une grosse bourre, reléguant ces derniers avec nos amis thèques de la série en finale B.

Pour la finale, le mot d’ordre est simple : attaquer, tenter et tant pis si ça casse. Le but est vraiment de profiter de cette course pour trouver nos limites. Nous partons d’entrée devant avec les anglais et les suisses, qui lâchent un peu dans le deuxième 500. Nous attaquons en lançant des séries et en repartant au 1000m. Premier constat : nos attaques fonctionnent puisque nous passons la pointe devant à 1100m. A ce moment de la course je suis persuadé que l’on va gagner, mais leur relance à 1400m les replace en tête. Ils conserveront la même avance jusqu’à l’arrivée. Les allemands portés par leur public et quelques vuvuzélas font encore une grosse fin de course et viennent chercher la médaille de bronze.

Nous sommes satisfaits de notre parcours, sans doute un des meilleurs que nous ayons fait en double depuis 2 ans. Avec un peu plus de cohésion technique, un stage terminal et en évitant de passer par les repêchages, nous battrons les anglais !

Coupe du Monde 2010 : épisode 2 : Munich

Ou les retrouvailles d’un vieux couple !

Munich. J’adore ce bassin. J’y ai beaucoup de bons souvenirs, avec mes premières courses internationales en junior et la médaille d’argent aux Mondiaux de 2007, et c’est toujours un plaisir de revenir courir dans cette piscine géante. L’impression est ici encore plus forte que sur les autres bassins artificiels, puisque l’eau est translucide et que l’on en voit le fond. Pour l’anecdote, celui-ci est entretenu par d’énormes poissons noirs qui mangent les algues, et qui croisent sous les bateaux…

Pas le temps cependant de trop s’attarder sur ces considérations halieutiques,  nous sommes venus pour  défier chez eux les champions du Monde allemands. Le défi a tourné court puisqu’ils sont forfait pour blessure. Les estoniens, 3èmes des mondiaux 2009 sont aussi absents pour blessure. Pas grave, on se consolera avec les anglais, larges vainqueurs de la première étape de la Coupe du Monde en Slovénie il y a 3 semaines.

C’est presque une opération commando puisque nous ne sommes que 2 bateaux français à courir à Munich, avec Maxime Goisset, le fier skiffeur franc comtois, le reste de l’équipe étant resté à Aiguebelette pour travailler. Christine Gossé pour l’entrainement, l’encadrement et la logistique et Christophe L. le kinésithérapeute et appui logistique indispensable, complètent cette équipe de choc. Nous n’avons pas été gâtés par la météo puisque nous n’avons pas vu le soleil depuis notre départ de…Vaires sur Marne, où la météo était déjà loin de ses standards du mois de juin… Au menu : vent très fort de mercredi à vendredi, avec en plat principal de la pluie samedi et dimanche.

C’est donc de vraies retrouvailles en double avec Julien après un hiver plus axé sur le travail en skiff, avec toutefois un petit changement puisque nous avons inversé nos positions dans le bateau. Cela fait un petit moment que l’idée nous trottait en tête sans que nous n’ayons réellement le temps de travailler dans ce sens. C’est une prise de risque de se présenter sur une Coupe du Monde dans une composition inédite, mais la saison étant longue, c’est aussi le bon moment d’essayer des choses. Nous pourrons toujours retourner à l’ancienne formule si les sensations ne sont pas au rendez-vous.

La  préparation s’est bien passée, nous avons fait beaucoup de travail de vitesse pour caler les appuis ensembles et les chronos sont encourageants. Nous apprenons encore et toujours! Le passage du quatre ou double nous avait déjà surpris par tous les ajustements nécessaires  alors que nous ramions déjà ensembles depuis 4 ans, et il faut encore tout recommencer en changeant de place…sauf que nous avons de l’expérience et des repères en plus.

Après un « petit » road trip entre Paris et Munich mercredi, nous attaquons les courses vendredi contre un plateau relevé dans des conditions météo délicates.

Nous maitrisons la course jusqu’au 1500m, avec des sensations moyennes et une certaine assurance de nos capacités. Nous relâchons l’effort un peu tôt, et les Tchèques (d’anciennes connaissances du quatre de couple) en profitent et nous sautent sur la ligne pour 3 centièmes…en nous condamnant aux repêchages l’après midi ! C’est une désillusion de se faire avoir comme des jeunes et de devoir recourir dans la journée !

Le sort s’acharnant un peu plus, nous tombons dans le repêch’ contre les slovènes,  l’autre gros bateau piégé dans la matinée. Nous remettons les pendules à l’heure en maitrisant la course, jusqu’au bout cette fois. Finalement, nous faisons un meilleur parcours que le matin, avec une meilleure cohésion technique, et cette course nous remonte le moral.

Récit à suivre….

Nous serons cette semaine à Toulouse pour la préparation des Championnats de France Bateaux Longs où nous courons en quatre de couple avec Jérôme Descazeaux et Matthieu Androdias pour défendre notre titre au Creusot !

Coupe du Monde de Bled (Slovénie) en skiff

Je termine 10ème de cette première régate internationale de la saison. L’objectif était de se mesurer à la concurrence mondiale en faisant des parcours pleins pour progresser sur le plan individuel.

La préparation a été assez délicate pour moi puisque j’ai attrapé une grosse gastro samedi dernier qui m’a tenu écarté deux jours du bateau et allégé de 2,5kg au passage. Je n’ai donc pu refaire de travail spécifique de vitesse avant d’aborder la compétition, et je me posais pas mal de question sur mon état de forme.

Avec 27 engagés, le skiff était l’épreuve la plus fournie en participants. Les festivités ont commencé vendredi midi par une série assez relevée, où les trois premières places étaient qualificatives pour les quarts de finale. Quelques clients à la performance dans ma manche, avec Marcel Hacker l’allemand fantasque, médaillé olympique en 2000 en skiff, un canadien Champion Olympique en huit à Beijing, un chinois régulièrement en finale B, un serbe finaliste en double l’an dernier… La course passe assez vite, Hacker se détache et fait la course en tête. Je suis à la bagarre tout le long mais je n’arrive pas à créer un écart au train avec les autres concurrents. Je fais un gros enlevage pour venir mourir 4ème dans la même seconde que le 2ème et le 3ème.  Je serais finalement repêché au temps puisque notre série est allée plus vite que les autres et que j’ai le 4ème temps des séries.

5h plus tard, rebelotte en quart de finale avec Karonnen le suédois, un géant hollandais, un croate, un anglais et un autrichien. Je pars assez vite mais le suédois me laisse sur place dans le 2ème 500m, et je me bats toute la course avec le croate et le hollandais pour les trois places qualificatives. Tout s’est encore joué à l’enlevage, où le hollandais a doublé le suédois pour la première place, et  où je passe le croate dans les 5 derniers coups. C’était chaud mais je passe dans les 12 !

Un massage et bonne nuit de sommeil furent nécessaires pour récupérer de cette 1ère journée épuisante et se préparer à la demi-finale. Encore un tirage assez compliqué pour moi puisque je tombe contre Hacker, Karonen, Julien, le serbe et le canadien de la série. Pas le droit à l’erreur à ce niveau, et même en faisant un bon départ et en attaquant au 700m pour rester dans le peloton je me fais décrocher au train peu avant le 1000m.  Je sais que je ne reviendrai pas dans les places qualificatives et je déroule la 2ème moitié de course, ce qui explique les écarts assez importants à l’arrivée.

En finale B je retrouve mes camarades de série et de quart : le canadien, le serbe, le chinois , le hollandais et l’américain. Encore une course bien pleine ! Je pars fort, j’attaque au 750, relance au 1000m. Je suis dans la bagarre mais le bassin chahute de plus en plus, je n’arrive  pas à me relâcher pour attaquer et lancer mes 30 derniers coups d’enlevage qui auraient pu me permettre de finir 2ème derrière le canadien.

Nous étions 4 français engagés dans cette catégorie avec Julien Bahain, Pierre-Jean Peltier et Sigmund Verstaete. La hiérarchie nationale est respectée, puisque Julien réalise un parcours impressionnant en terminant 4ème, à un souffle des médailles, je prends la 10ème place et PJ et Sigmund terminent 3èmes et 4èmes de la finale D.

Mon bilan de cette Coupe du Monde est plutôt positif. Je suis heureux d’avoir pu me frotter aux meilleurs et mesurer le chemin qu’il me reste à parcourir pour disputer les médailles. Je ne sais pas dans quelle mesure la gastro m’a fatigué.

Nous allons maintenant remonter en double avec Julien pour la prochaine étape de la Coupe du Monde à Munich dans 15 jours. Le programme sera ensuite très chargé avec dans l’ordre : les France bateaux Longs, la Régate Royale d’Henley et la dernière étape de la Coupe du Monde à Lucerne en Suisse, en quatre semaines…

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